-
On me l’a dit et répété et je ne l’ai jamais cru ! Cà fait 7 ans que çà dure et je viens d’ouvrir les yeux : « prendre le temps chaque jour de vérifier que ce qui m’arrive n’est pas ce que je pense » ! Voilà une phrase qu’on nous a répétée et qui a bien sa place ici. Car depuis 7 ans, je suis membre d’un « groupe pas clair », GPC, et je ne l’avais pas vu ! Je pensais faire partie d’un groupe de méditation, rien de plus. Et patatra ! Atterrissage en urgence, c’est par où la sortie ?
Ben ouais, si je te dis GPC, tu as des images, des idées qui te viennent… genre tous habillés de blanc, un peu allumés, rituels en tout genre… Ouais mais là, mon pote ? t’es un peu dépassé parce que maintenant y’a les GPC modernes… Je te jure ! Parce qu’elles évoluent elles-aussi, elles s’adaptent au marché ! Maintenant y’a les GPC itinérants… Pas vu, pas pris ! En plus, c’est pas cher parce que c’est la crise, tu comprends !
Et là où c’est très fort c’est qu’il y a un réel enseignement de méditation qui parait être, en plus, d’une excellente qualité ! Rapport qualité/prix, t’y trouves pas mieux, mon frère, c’est clair !
Tous les membres de ce groupe ont vu leur vie s’améliorer, moi la première ! Nous avons reçu des informations de premier ordre concernant le fonctionnement de l’esprit, ce qui est la base de tout enseignement de méditation, nous avons appris des pratiques géniales pour renforcer notre énergie vitale et tutti quanti ! Vraiment tip top ! Tu ne vois que des améliorations dans ta vie… enfin jusqu’à un certain point…Parce que si tu ne « t’engages pas à fond et que tu n’es pas cohérent, sans compromis », si tu n’es pas capable d’économiser suffisamment d’argent pour te payer le voyage vers un lieu désertique (Himalaya indienne) où on est sûr de pas être emmerdé pour recevoir « l’enseignement », t’es le roi des cons ! Et alors là, les critiques pleuvent sur celui ou celle qui est le « mauvais élève »… Pourtant « le mot n’a d’utilité que pour trouver le point commun » parait-il !
Au passage, le voyage coûte en moyenne 3000 euros pour maximum 6 semaines de séjour… C’est pas cher : c’est le prix de 3 semaines de trek. Sauf qu’une agence de voyage officielle paie un guide français diplômé, qu’elle a des charges en gros d’au moins la moitié de son chiffre d’affaire.
Rapide calcul : 3000 euros X 20 participants, çà fait bien 60 000 euros. Disons qu’il file le tiers à l’agence locale qui nous organise le séjour et c’est largement bien payé, n’oublions pas que nous sommes en Inde… et que les jeunes qui bossent au camp pour nous sont payés 150 roupies par jour soit moins de 2,5 euros… il lui reste au bas mot 40 000 euros dans sa fouille ! Et ouais ! Ca te dit quoi ?Bref, tu viens pas pour x ou y raison, la réhabilitation reste possible cependant, « on est là pour apprendre » ! En attendant, l’absent culpabilise grave et se dit que l’année suivante il sera là coute que coute quitte à se foutre dans une merde financière sans nom !
A vrai dire, les armes du leader sont d’entretenir la confusion, de noyer le poisson, d’attaquer avant de l’être, de rabâcher la même chose depuis des années sous différentes formes (çà s’appelle l’art de la rhétorique), de distribuer des nouvelles informations au compte goutte de manière à créer une relation de dépendance… et çà marche !
Un exemple, tenez-vous bien : notre personnage, si on additionne tout le temps qu’il a passé, selon ses dires, à faire de la recherche dans différents domaines, à suivre des enseignements avec différents maîtres, à suivre des études de médecine, à être guide haute montagne, médecin urgentiste et j’en passe, notre ami, ben il a au moins 150 ans ! Attention adeptes, çà va être la prochaine grande révélation !
En plus, chose étrange, aucune parution n’est signée de lui. Pourtant un vrai chercheur, quand il « consacre sa vie à la recherche » n’a de cesse que faire état de ses trouvailles. A moins que notre homme fasse comme le pékin moyen, c'est-à-dire aille s’acheter les bons bouquins à potasser… Pas exclu çà non plus !
Qui dans le groupe lui a demandé des preuves de ce qu’il avançait : personne ! Ben non, on ne remet pas en cause les paroles d’un « enseignant » qui te donne tant d’informations justes, même si lui-même propose de fournir les documents ! C’est fort çà ! Et ce n’est qu’un exemple… Et puis de nos jours c’est tellement facile de fabriquer des faux qu’il aurait largement eu le temps de préparer son coup… au cas où !Il parait qu’il travaille sans arrêt, que tout le fric qu’il nous pompe ne lui sert pas à assurer ses besoins, non, non, il brasse bien plus de pognon ! N’empêche qu’une semaine de stage lui rapporte 300 euros par personne… Si on est 30, et çà arrive, on n’est pas loin de 10 000 euros ! En une semaine, moi je dis que c’est pas mal ! C’est ce que gagne la majorité des français en un an ! Ben ouais, tout le monde ne fait pas partie de l’élite ! Mais « il ne faut pas être prisonnier du « Dieu argent », c’est aussi mon avis. Seulement mieux vaut ne pas le gaspiller dans des activités illégales qui risquent de rapporter gros à ceux qui vont se faire prendre, car notre ami n’existe pas administrativement sur le territoire français… Au cas où çà tournerait mal sans doute…
Et si tu regardes bien, dans ce groupe, tout le monde n’est pas enrôlé de la même manière : y’en a qui ont un œil plus critique que d’autres mais qui ferment leur gueule parce qu’ils savent consciemment ou inconsciemment que ce n’est pas la peine d’aller à l’attaque, notre homme étant un orateur hors pair, il va le retourner comme une crêpe. Et puis il nous a tant appris ! Et y’en a qui sont à donf qui voient des incohérences certes, mais çà ne fait pas tilt. Genre ils sont anesthésiés ou hypnotisés… je faisais partie de cette dernière catégorie. C’est vraiment surprenant d’avoir des arguments sur le bout de la langue et de ne pas arrivé à sortir un mot… même pour une grande gueule comme moi ! Comme si sa présence me faisait changer d’avis… et que je devenais « la grenouille à petite bouche face au serpent mangeur de grenouille à grande bouche ». Et je suis sûre que çà fera écho chez certains d’entre nous… qui vont s’empresser de… se taire ? lol
J’ai ouvert les yeux grâce à une amie ex-embringuée dans l’histoire, à qui je dois une fière chandelle. J’avais partagé des moments très forts avec elle et ses enfants et je ne pouvais pas imaginer un instant qu’elle ait fui le groupe sans explication pour des raisons infondées. Aucune réponse aux mails, sms, téléphone… Je me suis rendu chez elle, j’ai « forcé » sa porte pour qu’elle m’explique… Ah ben j’ai pas été déçue du voyage… Avec des documents officiels à l’appui, des livres écrits par des spécialistes, j’ai écarquillé les yeux, j’ai respiré bien fort, j’en ai perdu la parole.
Vous avez déjà vécu un réveil après une anesthésie à l’hôpital. Dire que c’est agréable serait mensonger… mais c’est d’une douceur incommensurable à côté du réveil après une anesthésie qui a duré 7 ans ! V’là l’onde de choc dans le corps et dans la tête ! Faut pouvoir supporter : en ce qui me concerne seulement 7 ans de ma vie s’effondrent, mais pour d’autres çà peut aller chercher dans les 15-20 ans… C’est peut être pour cela que jamais ils ne regarderont…Je pourrais continuer à étayer cette prise de conscience mais je ne vais pas perdre mon temps ni mon énergie à cela. J’ai d’autre chose à foutre maintenant que j’ai ouvert les yeux ! Je me suis cassée et j’en suis heureuse. Je ne pouvais juste pas le faire sans l’ouvrir car mes amis y sont et contrairement à ce que l’on pourrait argumenter à mon encontre, je leur signale que oui, ils manquent de discernement et que ces mots ne sont pas une insulte à leur égard mais une tentative de leur faire ouvrir les yeux ! En même temps, j’ai parfaitement conscience de donner l’eau au moulin de celui qui mène l’histoire…
Je suis profondément triste aujourd’hui mais j’ai la chance d’avoir une capacité de rebond qui va me faire passer très vite à autre chose.
Je vous recontacte pour de nouvelles aventures ! D’ici là ouvrez les yeux !
aucun commentaire
-
Il faut que je vous dise ! St Trop, c’est pas pour moi ! Fallait juste que je vienne vérifier et puis d’ailleurs, j’ai bien pris le temps puisque çà fait une bonne quinzaine que je suis dans le secteur…
Donc pour reprendre l’histoire du début, j’ai quitté Poissy avec Michel qui avait posé une annonce de covoiturage en direction de la côte d’azur. Je n’avais pas de destination précise pour les jours qui suivaient, je n’avais pas pris la peine de réserver hôtel ou auberge de jeunesse… Allez, je partais à l’arrache, voir ce que la vie me réservait !
Déjà Michel me proposait de me prendre devant ma porte… çà commençait bien ! Et çà allait bien continuer… Michel, sexagénaire à l’esprit vif est un baroudeur… pas un baba cool… non, non, un chef d’entreprise à la retraite officiellement (mais ce genre de personnage ne s’arrête vraiment que lorsqu’il passe de vie à trépas !), qui a été un homme d’affaires redoutable certainement, le genre de type qui fait ce qu’il dit, qui n’a pas peur de perdre et qui respecte profondément ses congénères. Généreux mais pas dépensier, droit mais pas obtus, nous avons passé huit heures de voyage à discuter et c’est avec joie que j’ai accepté son invitation à monter à bord. Ben ouais Michel se rendait dans le sud sur son voilier « la Hurlette », sa garçonnière, comme il l’appelle ! Et puis de fil en aiguille… j’y suis encore ! Et je le remercie au passage pour son accueil et la confiance qu’il m’a faite…
Le premier soir, c’était déjà fête : les copains avaient fait les courses. Nous étions une drôle de brochettes : Abel et sa femme, grenouilles de bénitier, versaillais retraités top moumoutte… Titimiss, adolescente quinquagénaire, exubérante et très sexy… Pat, le Corse, buveur de whisky et séducteurs de réputation… Yvan, ancien commando marine, super cool, Michel et moi !
Et puis on a remis çà presque tous les soirs avec plus ou moins les mêmes…
Michel est resté une semaine, on a fait une virée en mer… Cher Capitaine était entouré de trois matelotes… dont deux novices : Coco et moi. Titimiss avait un peu plus de miles nautiques au compteur mais sa main droite dans le sac, elle faisait ce qu’elle pouvait ! Coco essayait de se caser dans un coin où elle ne dérangerait pas les manœuvres, Michel essayait d’être clair dans des explications en ma direction. Il ne l’était pas, il l’a reconnu, il ne sait pas expliquer, mais en plus les termes techniques utilisés me laissaient pour le moins perplexe. On a fini par s’entendre…
Ah ben quelle aventure mes aïeux ! De quitter le port, c’était déjà un exploit en soi ! Je ne me souviens plus des manips dans l’ordre : j’ai été assez perdue face à tous ces bouts.
Tout le monde s’est bien tenu pendant la virée même si on s’est senti un peu barbouillée… Pour virer de bord, j’ai géré… mais quand il a fallu replier la grande voile pour rentrer au bord… y’a eu un hic ! Les bouts étaient qués-blo… et çà commençait à souffler (quand çà souffle ici, c’est pas rien, peuchère !) et un ciel noir menaçait et… Super Cap’taine à cisailler un câble, et on est rentré illico presto au port. On a à peine réussi à amarrer le voilier d’un côté que l’orage qui pointait a éclaté, le zef est monté en puissance, la mer s’est déchainée… et nous… on se disait qu’on avait eu bien de la chance de ne pas rester emmerdouillés dans nos manœuvres à l’entrée du port ! De Dieu, que d’émotions !
Bon ben, c’est pas tout de faire des ronds dans l’eau, tant qu’à être là autant cherché un job de manager de villa par exemple. L’expérience de l’hiver passé en Suisse m’avait bien plus, alors pourquoi pas ici ! Après un entretien convainquant, j’attends encore le début d’une mission. Parce que la crise… Bon, on ne va pas s’éterniser là-dessus ! Soi-dit en passant, j’ai rencontré des gens assez sympas quand j’ai cherché du taf… aucun n’avait l’accent du sud par contre… cela m’a frappé !
Titimiss m’a quand même dégoté du ménach à faire ponctuellement. Elle m’a présenté sa dentiste qui peut avoir des bons plans pour mon projet au Sénégal… à suivre ! Et elle m’a initié à la conduite du scooter… Et çà, çà ne l’a pas fait du tout ! Ce genre d’engin n’est définitivement pas fait pour moi ! Je me suis pris une gamelle… Plus de peur que de mal ! Quelques hématomes et écorchures superficielles ! Mais c’est sûr, je vais éviter à l’avenir d’avoir à me servir de ces chevaux que je ne sais pas dompter…
Et qu’est ce que je fais le reste du temps ? Et bien je me prépare, à différents niveaux, à mon métier de quand je serai grande… Vous n’en saurez pas plus pour l’instant parce qu’il faut que je mette de l’ordre dans mes idées et surtout que mes actes soient en accord avec ce projet (cela s’appelle de la congruence), ce qui n’est pas tout à fait le cas actuellement !
Donc j’ai décidé de reprendre la route dans pas longtemps. Direction les Pyrénées pour quelques jours, sans doute un passage obligatoire en Bretagne à moins que çà soit dans le sens inverse et puis suite au prochain numéro !
aucun commentaire
-
Chers amis,
Je vous espère en grande forme dans ce bordel général généré par la fameuse crise ! Je souhaite, non pas que vous preniez les choses avec philosophie, ce serait un peu trop facile, mais surtout que vous trouviez en vous les capacités que vous avez c’est sûr de vous adapter aux évènements, de garder la tête froide et de faire les bons choix. On a peut être là l’occasion de revenir à l’essentiel, de virer toutes ces fioritures qui nous emprisonnent…
Cà fait un bail que je ne vous ai pas envoyé quelques nouvelles. Rassurez vous ce n’est pas parce qu’il ne s’est rien passé dans ma petite vie de nomade.
Si mes souvenirs sont bons, on s’est quitté en Suisse, pays que j’ai d’ailleurs quitté le 7 mars pour être tout à fait précise, en même temps que les derniers occupants du chalet. J’en avais un peu ma claque de pleurer pour être payée, d’avoir le proprio du chalet sur le dos, propriétaire qui m’interdisait pour finir l’accès au chalet… alors j’ai fait mes sacs rapidos, je me suis posée deux jours chez ma copine Mimi qui m’a gentiment accueillie et j’ai filé vers Chamonix où j’ai passé une super semaine durant laquelle j’ai pris la décision non pas d’aller à St Trop comme envisagé au départ… mais au Sénégal, mon pays d’adoption… pour une quinzaine pas plus ! Soyons raisonnable, merde, c’est la crise !
St Trop, ouais ! C’était juste pour voir si je pouvais trouver un bon plan job, des contacts etc. Mais y’avait pas urgence… Et puis j’avais besoin de simplicité.
Donc changement de décors… me voici à l’aéroport Léopold Sedar Senghor… pour la nième fois. Et c’est parti pour quinze jours de bonheur, de rencontres, de fous rires, de danse, de palabres, de négociations en tout genre… et de travail ! Et oui ! J’y viendrai plus tard !
Mon fils m’attend avec son sourire magnifique ! « Son fils ? Elle déraille total la mère Isa… »… Je vous l’avais caché… J’ai deux fils : Préfet Boubacar DAFFE et Vieux Ibrahima DAFFE qui ont respectivement… 31 et 24 ans ! Ce sont mes fils de cœur… C’est courant par là bas et çà ne choque personne quand l’un ou l’autre me présente comme sa mère. Presque on nous trouverait des ressemblances !
Donc, Préfet est là pour m’accueillir. On décide de passer quelque temps ensemble pour travailler sur ce projet que nous avons : favoriser l’émergence de nouvelles activités générant des revenus pour des jeunes sénégalais. Car depuis le temps que je viens au Sénégal, j’observe que les choses ne s’arrangent pas pour ces jeunes qui galèrent de plus en plus, qui ne peuvent même pas envisager de fonder une famille : ils ont tant de mal déjà à subvenir à leurs besoins primaires… Et puis tenter la traversée vers les Canaries (c'est-à-dire vers l’Europe) en pirogue, franchement ce n’est pas une bonne idée, çà s’appelle du suicide à vrai dire… Je parle en connaissance de cause puisque j’ai eu l’occasion de faire le trajet sur un voilier pourri en sens inverse en 2002, c’était certes plus confortable et sécurisant qu’en pirogue, mais flippant et dangereux au possible !
Car la situation est telle que la fuite vers l’Occident reste un rêve pour ces jeunes. Peu importe le moyen : mariage avec une toubab (çà reste la solution la plus confortable), voyage via les Canaries ou le Maroc… Et toujours pour avoir échangé avec ces « sans-papiers » lorsque je bossais comme éduc en région parisienne, je sais que ce n’est pas la meilleure solution : car on ne peut pas dire que le pays qui se revendique être celui des droits de l’homme brille en matière d’accueil des étrangers… Et ce n’est pas sur le point de s’améliorer, hein Brice ?
Je reste donc persuadée qu’un moyen d’améliorer la situation de mes fils et de bien d’autres est de leur donner la possibilité de rester chez eux, pays où il fait si bon vivre quand on a un peu de fric dans sa poche…
Ainsi, après moult discussion avec Préfet, on est arrivé à la conclusion que fournir un véhicule 7 places en bon état (véhicule de transport en commun) à un jeune serait un bon plan : il pourrait autant bosser avec les locaux qu’avec les touristes.
Voilà l’idée… et je vous donnerai plus de détails quand je vous demanderai des sous…
A force de discussions, de démarches en tout genre auprès des préfecture, banque pour monter une asso sur place (ce qui à terme s’est révélé peu judicieux)… 10 jours de sont écoulés et je ne me vois pas du tout reprendre l’avion… alors je cède à une pulsion : je reporte mon départ de presqu’un mois ! Je m’installe chez Préfet, ou plus exactement dans la maison dont il s’occupe à Toubab Dialaw sur la petite côte… les pieds dans l’eau !
Je profite des prolongations pour me remettre un peu à la danse, pour aller visiter l’hôpital de médecine traditionnelle de Keur Massar, mondialement connu pour combiner médecine traditionnelle et allopathique, pour fouiner dans des foires et marchés, pour apprendre les bases du wolof (c’est pas gagné !), pour faire décopuvrir le poulet baskett à mes amis (impossible pour eux de dire poulet basquaise…), en gros pour VIVRE ! Au passage, je me suis quand même fait une belle dysenterie qui m’a clouée au lit alors que j’envisageais de me rendre à Kédougou, à la frontière du Mali et de la Guinée. Kédougou ne voulait pas de moi à ce moment là m’a-t-on dit… Jolie façon de voir les choses, n’est-il pas ?
Mon retour en France : un petit passage à l’Ile de Ré et un retour en Bretagne… sous le soleil ! J’avais une pêche à soulever des montagnes alors j’en ai profité pour monter cette fameuse association en France : « I KHARDIETA » a vu le jour le 19 mai dernier, elle se porte bien pour l’instant et aura besoin de votre soutien à tous dans pas longtemps… I khardieta signifie « saisis ta chance » en mandingue.
Dans l’instant, je suis à Poissy, chez mon ex-mari qui a la gentillesse de m’accueillir mais comme je ne veux pas le squatter, je file jeudi vers St Trop… Entre deux, je prépare mon départ pour l’Inde le 12 juillet… Et oui, on repart cueillir des plantes en haute altitude et les distiller sur place. D’ailleurs, il nous manque de la main d’œuvre. Si vous n’avez rien de prévu entre le 12 juillet et le 1er août, vous êtes les bienvenus.
Je vous lâche les baskets pour aujourd’hui… Portez vous bien !Isa
aucun commentaire
-
Et bien mes amis, les choses ne se sont pas tout à fait passées comme précédemment supposer… J’ai quand même fait ma tête de mule puisque le vendredi alors que je devais accueillir mes clients, je n’avais toujours pas de nouvelles des US une heure avant le rendez-vous pour le transfert en motoneige vers le chalet… Et là je l’avais mauvaise… d’autant que je ne savais toujours pas où aller dormir (j’avais des touches mais pas envie d’embêter les gens avec mes embrouilles)… Avais-je mal joué, avais-je abattu ma dernière carte avant l’heure ? Çà a tourné et viré dans la cabessa pendant un moment jusqu’à ce que la douce sonnerie de mon téléphone me tire de mes « rêveries »… Randy from San Francisco qui manifestement sortait du lit (et oui 10h de décalage horaire in between him and me) m’appelle tout affolé ou faisant semblant de l’être en me suppliant (j’adore çà ! Dommage que je ne pouvais pas lui demander de se mettre à genou… parce que j’avais très envie d’être un peu sadique !) d’aller accueillir les clients et en me promettant de me payer tout de suite ! Et là, je me suis sentie flancher… La bonne pâte a refait surface et j’ai filé bosser !
Alors je me suis trouvée à transférer deux femmes enceintes de 7 mois, deux gamins, 2 bonhommes et 2 personnes âgées sur mon cheval fougueux que j’ai largement bridé pour éviter les bosses… et des accouchements prématurés…
Leur installation s’est bien passée, je ne me suis pas éternisée et j’ai rejoint mon squat… super confortable : ma copine Mireille m’a accueillie les bras ouverts dans son superbe chalet tout cosy ! Rien à voir avec le luxe de mon ancienne demeure mais enfin de la chaleur…
Alors mes clients plutôt sympathiques m’ont beaucoup demandé de les balader en motoneige, j’avais une bonne dose de ménage à faire mais dans l’ensemble ils ont été très aidants… vraiment !
Le seul souci, c’est que le mardi j’avais toujours pas de confirmation de virement des loustics américains… Alors en bonne française, j’ai déposé un avis de grève, j’en ai avisé les clients qui à ma grande surprise me soutenaient dans ma démarche ! Le monsieur s’est proposé d’appeler Randy from San Francisco et aussitôt j’ai reçu ce fameux avis de versement… de presque tout ce que j’avais demandé. J’ai évidemment repris le travail en ne me privant pas pour envoyer un email carabiné que ma voisine Niki, anglaise bilingue, chez qui je squattais un autre bout de la semaine m’a aidé à traduire… En gros je disais que c’était quand même malheureux d’avoir à faire du chantage pour être payée… Un ou deux arguments encore plus salés et je leur ai annoncé ma décision de quitter le chalet en même temps que la famille accueillie… Ils ne m’ont pas retenue… Ils ne savent pas ce qu’ils perdent !
Et me voilà à Chamonix, chez ma copine Mathilde pour quelques jours… Je pense ensuite filer vers Saint Trop… histoire de chercher un bon plan pour les mois qui viennent ! Faut juste que je sois claire et que j’ai suffisamment de lucidité, de clairvoyance pour éviter les plans cahins-cahas qui me stressent pour des prunes ! C’est plus de mon âge çà ! (Je viens de fêter mes 39 ans , la semaine passée !)
Ceci dit, je ne regrette surtout pas d’avoir passer cet hiver à Verbier, j’y ai rencontré des supers personnes avec qui je compte bien rester en contact !
Et puis si jamais vous avez une bonne adresse de squat vers Saint Trop, je suis preneuse ! C’est bien un coin que je ne connais absolument pas !
Tout de bon comme on dit en Suisse !
aucun commentaire
-
Çà fait belle lurette que je n’ai pas pris le temps de vous raconter mes péripéties… pourtant du temps, j’en ai eu ! Car figurez-vous que le propriétaire du chalet a interdit à tout membre de Solstice, d’entrer dans le chalet… En gros, j’ai été seule du 16 janvier au 15 février ! Payée évidemment ! A rien foutre je vous l’accorde ! Mais ce n’est pas pour cela que j’ai perdu mon temps… Non je ne me suis pas mise à la recherche d’un futur mari, riche, beau, et… chiant au possible. Le mariage, j’abandonne ! Je crois que j’ai fait le tour de la question ! J’ai d’abord reçu mon cher petit frère pendant une dizaine de jours et je l’ai dorloté, puis j’ai remis de l’ordre dans les priorités. Ce n’est parfois pas une mince affaire !
Aujourd’hui, je rentre d’un weekend prolongé dans les Pyrénées : j’ai laissé en plan le proprio du chalet et sa petite famille plus la bonne et la baby sitter pour me rendre à une réunion familiale des plus importantes. Il tirait la goule parce qu’ils ne savaient pas comment ils allaient gérer leur retour en ville ! Y’en a qui panique pour rien quand même ! Bref, c’était du vrai bonheur de retrouver tous ces frangins, frangines dans ce superbe endroit !
Le voyage retour vers Verbier s’est parfaitement bien passé, j’ai retrouvé le chalet en bon état. Cool ! Je m’apprêtais à reprendre mon petit rythme de croisière de SDF de luxe, lorsqu’un email est venu contrarier mes projets… V’là t-y pas que j’ai des clients qui arrivent vendredi soir… Ils sont 6 adultes et 3 enfants, anglais vivant à Moscou.
Cool, je vais enfin bosser, avoir bonne conscience et tout et tout… Faut juste que je trouve un autre hébergement parce que mon studio est réquisitionné. En fait je laisse mon boss se speeder un peu parce que ce n’est pas à moi d’assurer mon logement. J’ai quand même pris un ou deux contacts chez le voisinage mais rien de probant à cet instant !
Mais avant cela, j’ai envoyé un email à mon boss pour lui demander mon salaire de février car moi toujours pas avoir de contrat de travail ! Et puis tant qu’à faire, puisque notre arrangement oral est conclu jusque fin mars, j’ai aussi demandé mon salaire de mars… Parce que « no money, no work ». Jusque là, rien que du classique… Mais un autre email m’attendait ce matin : et ouais, fallait bien que çà arrive, le proprio me vire du chalet ! Il a pas du digéré que je laisse en plan pour aller à ma réunion familiale et il se venge le bougre ! En gros il me dit qu’il va avoir besoin du chalet en entier pour le reste de la saison. Et comme il n’a pas besoin de moi pour conduire cette motoneige que j’ai finalement domptée, il peut m’éjecter. Sauf que le boss a besoin de moi pour cela en priorité à partir de demain…
Va falloir jouer serré là… Dans la triade Boss, Proprio et Bibi, on va voir qui va avoir le dernier mot. Je vois trois solutions :
· Je suis payée février et mars, je bosse et je me casse après la semaine avec les clients car mon boss ne va pas me payer un hôtel un mois s’il n’y a pas de clients
· Je suis payée, on me trouve un toit sur la tête et je reste jusque fin mars
· Je ne suis pas payée et je me casse demain !
Franchement, la première solution m’irait parfaitement bien… J’ai plein de visite à faire et j’ai de quoi m’occuper pour un moment !
Donc je vous laisse, je file faire mon sac, c’est la priorité… Puis une belle ballade, des fois que çà soit la dernière par ici et… je vous tiens au courant de la suite !
Je vous embrasse fort et vous souhaite une merveilleuse journée…
Isa
aucun commentaire
Suivre le flux RSS des articles
Suivre le flux RSS des commentaires


